Baume ou rouge à lèvres. Talons ou baskets.
Des femmes de tous styles ont mené l’office de Chaẖarit Chabbat, à Beth Hillel, en soutien à l’association Women of the Wall.
Étudiantes, actives, retraitées. Maman, tantes, grands-mères.
Le samedi 24 janvier 2026, elles se sont relayées à la tevah pour porter l’office, de la première bénédiction à la Amidah, de la lecture de la parachah à la derachah. Les chants familiers, connus de toutes et tous, ont résonné autrement : portés par des voix de femmes, ensemble. Anodin, peut-être, pour notre communauté habituée à un judaïsme ouvert et pluraliste. Mais profondément symbolique et solidaire pour celles qui, à Jérusalem, continuent de lutter pour ce droit fondamental. Étudiantes, actives, retraitées. Maman, tantes, grands-mères.
Le samedi 24 janvier 2026, elles se sont relayées à la tevah pour porter l’office, de la première bénédiction à la Amidah, de la lecture de la parachah à la derachah. Les chants familiers, connus de toutes et tous, ont résonné autrement : portés par des voix de femmes, ensemble. Anodin, peut-être, pour notre communauté habituée à un judaïsme ouvert et pluraliste. Mais profondément symbolique et solidaire pour celles qui, à Jérusalem, continuent de lutter pour ce droit fondamental.
Depuis 1988, des femmes de tous les courants du judaïsme se réunissent chaque Roch H̱odech au Kotel, la nouvelle lune marquant le renouveau. Elles y prient, y lisent la Torah, talit sur les épaules, comme le font les hommes. Un geste simple en apparence — mais qui demeure, aujourd’hui encore, audacieux et risqué. Trente-huit ans plus tard, le combat des Women of the Wall se poursuit : pour la reconnaissance sociale, juridique et religieuse du droit des femmes à prier collectivement, à haute voix, sur l’un des lieux les plus symboliques du judaïsme. Leur lutte est aussi un combat pour l’éducation, la transmission et la dignité : permettre aux femmes de vivre la tradition juive pleinement, en tant que femmes accomplies.

En organisant, chaque année depuis 2013, un office WoW, Beth Hillel affirme son soutien à ce mouvement et rappelle que le judaïsme n’est pas figé. Il se construit, se questionne, se transmet — génération après génération — dans un dialogue vivant entre tradition et engagement.
Crédit: Beth Hillel






