Vendredi 24 avril. Les membres de Beth Hillel se sont joints à IJC, communauté sœur. Retour sur le dernier des quatre offices communs de cette saison.
Un autre sanctuaire que d’habitude. Le Lekha Dodi ne prend pas le tempo attendu. Certains s’ajustent en quelques secondes. D’autres marmonnent, cherchent l’air, écoutent davantage.
Le chema. On reste assis. Puis vient la Amidah. On prononce d’abord les noms des patriarches, puis ceux des matriarches, sans les entremêler. De légers décalages par rapport aux habitudes de celles et ceux qui fréquentent Beth Hillel. Et la plus grande évidence pour IJC. Si le rite est le même, à chaque communauté son minhag.
Ces rencontres remettent sur le devant de la scène l’importance de nos repères et de nos automatismes. Mais elles racontent aussi une histoire plus large : celle d’un judaïsme profondément pluriel, où plusieurs chemins coexistent autour d’un même socle. Le dialogue, la réflexion et l’échange y occupent une place centrale. « Ce format d’offices est marrant. Ils me rappellent l’histoire des trois synagogues pour deux Juifs et au moins autant d’opinions. Ces expériences nous font sortir, le temps d’une soirée, de nos habitudes et participent à construire un judaïsme libéral dans toute sa pluralité. »
L’expérience sera renouvelée en 5787. Quatre dates sont déjà agendées. Lors d’un office de vendredi et d’un office de samedi, les deux communautés continueront de s’inviter mutuellement.



