Une assemblée joyeuse, studieuse et généreuse, autant dans les discussions que dans les pâtisseries. La “Nuit de la Torah” a permis un rapprochement entre les deux communautés présentes, dans une atmosphère à la fois chaleureuse et intellectuellement stimulante.
Office & repas lacté

Pendant l’office, rabbi Marc et rabbi Brian co-mènent la célébration. Un supplément liturgique est proposé en trois langues : français, anglais et hébreu. Des textes sont chantés tour à tour selon des airs associés à Beth Hillel et à IJC, illustrant la richesse et la diversité des traditions. Comme le veut l’usage, le débat commence à la fin de l’office voire même avant. Le thème s’est imposé naturellement : le don de la Torah et la pluralité de ses interprétations.
Au vu du nombre de participants, le repas communautaire s’est déroulé dans différents espaces : tables dans le foyer, bancs dans le hall, mange-debout et chaises dans le jardin. Plusieurs recoins ont ainsi été investis par les participants. L’impressionnant buffet de desserts a soutenu les plus assidus jusque tard dans la nuit.
L’étude
Les conférences ont abordé des questions centrales : que signifie recevoir la Torah ? Comment un texte évolue-t-il à travers le temps ? Dans quelle mesure son interprétation est-elle légitime, et quelles en sont les limites ? Les échanges ont mêlé références philosophiques, réflexions personnelles et interventions spontanées des participants. Le tout a nourri un débat riche et vivant. L’idée d’un « d’accord d’être en désaccord » s’est imposée comme fil conducteur de la soirée, profondément ancrée dans la tradition d’étude juive.
Par ailleurs, des ateliers interactifs autour des tefiline et des tzitzit ont permis d’explorer concrètement la dimension rituelle. Entre les différentes façons de nouer les lanières, la manipulation des textes et même les techniques de vérification, les participants ont découvert la complexité et la précision de ces objets rituels, symboles de lien et de transmission.






