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"Agir en juif, c'est chaque fois un nouveau départ sur une ancienne route" Abraham Heschel

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INSTITUT D’ETUDES DU JUDAÏSME Séance de rentrée académique 2019-2020 : 24 septembre à 20h15 | Liliane Vana

September 24, 2019 2

INSTITUT D’ETUDES DU JUDAÏSME

Séance de rentrée académique 2019-2020 : 49e année

 

MARDI 24 SEPTEMBRE 2019, à 20h15,

en la salle Eugène Dupréel, 44 avenue Jeanne, 1050 Bruxelles

 

« L’interdiction, en Europe, de l’abattage selon le rite juif (shehitah

et les choix politiques et halakhiques du leadership rabbinique : analyse des Responsa des XXe et XXIe siècles »,

 
 

par le Professeur Liliane VANA,

Professeur associé à l’Institut d'Études du Judaïsme, ULB,

Spécialiste en droit hébraïque, talmudiste, philologue.

 Depuis quelques décennies, la pratique de l’abattage des animaux de boucherie selon le rite juif (shehitah) fait l’objet de nombreuses critiques provenant d’associations défenderesses de la cause animale. Leur voix s’élève pour dénoncer la souffrance des animaux. Pourtant les enquêtes et les recherches en éthologie sont fort controversées au sein de la communauté scientifique. Dans certains pays de l’Union Européenne cet abattage est interdit (Suisse, Suède, Norvège, etc.) à moins que les communautés juives consentent de pratiquer l’étourdissement préalable à la saignée. Le dernier pays en date est la Belgique où l’interdiction est entrée en vigueur le 1er janvier 2019 en Wallonie et entrera en vigueur en région flamande le 1er septembre 2019. 

Une autre critique formulée est l’entrée de la viande kasher (ou halal) dans le circuit conventionnel des viandes de boucherie lorsque, les shohatim (communément appelés sacrificateurs) découvrent des lésions dans les entrailles de la bête. Suite à l’arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne (Luxembourg) en date du 26 février 2019, ces viandes ne peuvent plus bénéficier du label BIO, mais elles continuent d’arriver dans les assiettes des consommateurs sans l’étiquetage ni la « traçabilité », réclamés par ces associations. 

Or les textes bibliques et rabbiniques contiennent un nombre considérable de lois protégeant l’animal et son bien-être dont la première est l’interdiction de le faire souffrir (ça’ar ba’aley hayyim). Des lois souvent méconnues. L’étourdissement préalable à l’abattage dont l’objectif déclaré est la réduction de la souffrance de l’animal et son agonie ont été examinés par des poseqim (décisionnaires en matière de loi juive) aux XXe et XXIe siècles et ont donné lieu à des responsa importants. Alors que ce type d’étourdissement pose des problèmes halakhiques complexes, l’étourdissement post-saignée est conforme à la halakhah (loi juive) et il est donc permis. Ce type d’étourdissement permet la réduction de la durée de l’agonie de l’animal entre le moment de sa mise à mort et sa mort effective. L’étourdissement post-saignée est pratiqué dans un certain nombre de communautés juives orthodoxes dans le monde, et la viande est kasher.

 

Entrée libre – Réservation obligatoire

Par téléphone au 02 6503348 ou par e-mail à iej@ulb.ac.be