Tefilah Ketzarah – Kenéh Lekha H̱aver
Chaque troisième samedi du mois, Beth Hillel propose une expérience différente du Chaẖarit traditionnel : un temps de prière plus dynamique, suivi d’un cercle d’étude ouvert et convivial.
Le cercle d’étude du 17 octobre Noah
La paracha Noah nous relate l’histoire de la décision prise par Dieu de détruire la terre par un déluge à cause de la corruption et de la méchanceté de l’humanité. Seuls Noah et sa famille trouvèrent grâce à Ses yeux. Dieu ordonna à Noah de construire une arche pouvant abriter sa famille ainsi que des couples de toutes les créatures vivantes, pour pouvoir repeupler la terre après le déluge. Les eaux diluviennes effacèrent toute vie sur terre. Lorsqu’elles refluèrent enfin, ceux qui étaient dans l’arche recommencèrent la vie sur terre. Dieu conclu avec Noah, ses fils et leurs femmes une alliance, promettant de ne plus frapper tous les vivants comme il l’avait fait. Plus tard, les humains construisirent une immense tour qui devait aller de la terre au ciel. Voyant ce qu’ils étaient en train de faire, Dieu dispersa les humains sur toute la surface de la terre. Il leur donna des langues différentes pour communiquer entre eux.
- Piste 1
De quels crimes la génération de Noah s’était-elle rendue coupable ? Pourquoi ce châtiment collectif ? Pourquoi l’extinction quasi-totale de l’humanité ? Peut-on condamner ainsi une société entière ? Peut-on parler de culpabilité collective et d’anéantissement collectif ? Si c’est le cas, ne devrions-nous pas au moins en connaître les motifs ? - Piste 2
Au début de la paracha, Noah est présenté comme un homme juste, ou plutôt comme le seul juste de cette génération. Que lui vaut ce qualificatif ? Pourquoi Noah est-il sauvé ? Pourquoi cette faveur lui est-elle accordée à lui et à sa famille et à personne d’autre ? Après tout, qu’avait-il accompli d’exceptionnel, de grand, de bien, pour mériter une pareille attitude de la part du Créateur ? - Piste 3
Que peut-on reprocher au projet des bâtisseurs de la tour de Babel ? Quel est le message qui nous est transmis par l’interruption du projet par Dieu et la dispersion de l’humanité sur toute la surface de la terre, avec des langues différentes pour communiquer entre eux ? - Piste 4
Pourquoi la simple vision accidentelle de la nudité du père est-elle une faute et mériterait une sanction aussi grave ?
Format du troisième samedi du mois
La première partie, intitulée Tefilah Ketzarah, תפילה קצרה (« prière brève »), se déroule de 10h30 à 11h30. En une heure, elle rassemble les éléments essentiels de l’office du samedi matin. Des bénédictions matinales jusqu’au Alénou tout en conservant la lecture de la Torah. Une seule montée à la Torah est prévue. Il n’y a pas de lecture de la Haftarah, ni de Devar Torah.
À l’issue de l’office, le cercle d’étude Kenéh Lekha H̱aver invite chacun à approfondir la parachah de la semaine. L’étude se déroule de 11h30 à 13h00 dans un cadre participatif et bienveillant. Guidé par Ezra et Roland, deux membres de Beth Hillel passionnés par l’étude, ce moment se veut vivant. Réflexion, échanges et bonne humeur se rencontrent. La richesse de ce cercle réside notamment dans son accessibilité. Nul besoin d’être un expert pour y prendre part. Quel que soit votre parcours ou votre niveau de connaissance du judaïsme, les seuls prérequis sont: avoir lu la parachah de la semaine, avoir envie de partager et d’apprendre avec les autres. « Le nom du cercle fait référence à : עשה לך רב וקנה לך חבר — Asséh Lekha Rav ouKenéh Lekha H̱aver (Avot 1:6), qui signifie : “Trouve-toi un maître et acquiers un compagnon d’étude.” Notre souhait est d’offrir aux membres un véritable espace d’étude collective et de cheminement partagé », explique Ezra.
En pratique: Pour accompagner la (re)découverte du sens de nos textes fondateurs et en révéler toute l’actualité, Ezra et Roland proposent en amont des pistes de réflexion. Ces questions permettent d’orienter l’étude et de nourrir des échanges riches, favorisant une participation active de chacun.
