Tefilah Ketzarah – Kenéh Lekha H̱aver
Parachat Haazinou (Deutéronome 32 : 1-52)
Contexte: Avant de monter sur le mont Nebo, où il mourra, Moïse adresse au peuple d’Israël un long poème. Il y présente sa conception de Dieu et demande au peuple de Lui rendre hommage. Il déclare : « Son œuvre est parfaite », « Ses voies sont la justice même » et « Il est loyal, jamais inique, constamment vrai, équitable et droit ».
Moïse exhorte aussi le peuple à « se rappeler » son histoire et, en particulier, l’histoire de la relation qui l’unit à Dieu.
Pistes de réflexion:
Que veut dire Moïse lorsqu’il affirme que « l’œuvre de Dieu est parfaite » et que « Ses voies sont justes » ? Pourquoi le monde qu’Il a créé semble-t-il si imparfait ? Qu’en est-il du mal ? Est-il, comme l’affirment certains commentateurs de la Torah, une composante incontournable de l’existence humaine ? Comment expliquer la souffrance, omniprésente dans le monde ?
Moïse demande au peuple de « se souvenir des jours anciens ». Pourquoi cette histoire mémorielle est-elle si importante pour que le peuple puisse construire une identité collective ?
Chaque troisième samedi du mois, Beth Hillel propose une expérience différente du Chaẖarit traditionnel : un temps de prière plus dynamique, suivi d’un cercle d’étude ouvert et convivial.
La première partie, intitulée Tefilah Ketzarah, תפילה קצרה (« prière brève »), se déroule de 10h30 à 11h30. En une heure, elle rassemble les éléments essentiels de l’office du samedi matin. Des bénédictions matinales jusqu’au Alénou tout en conservant la lecture de la Torah. Une seule montée à la Torah est prévue. Il n’y a pas de lecture de la Haftarah, ni de Devar Torah.
À l’issue de l’office, le cercle d’étude Kenéh Lekha H̱aver invite chacun à approfondir la parachah de la semaine. L’étude se déroule de 11h30 à 13h00 dans un cadre participatif et bienveillant. Guidé par Ezra et Roland, deux membres de Beth Hillel passionnés par l’étude, ce moment se veut vivant. Réflexion, échanges et bonne humeur se rencontrent. La richesse de ce cercle réside notamment dans son accessibilité. Nul besoin d’être un expert pour y prendre part. Quel que soit votre parcours ou votre niveau de connaissance du judaïsme, les seuls prérequis sont: avoir lu la parachah de la semaine, avoir envie de partager et d’apprendre avec les autres. « Le nom du cercle fait référence à : עשה לך רב וקנה לך חבר — Asséh Lekha Rav ouKenéh Lekha H̱aver (Avot 1:6), qui signifie : “Trouve-toi un maître et acquiers un compagnon d’étude.” Notre souhait est d’offrir aux membres un véritable espace d’étude collective et de cheminement partagé », explique Ezra.
En pratique: Pour accompagner la (re)découverte du sens de nos textes fondateurs et en révéler toute l’actualité, Ezra et Roland proposent en amont des pistes de réflexion. Ces questions permettent d’orienter l’étude et de nourrir des échanges riches, favorisant une participation active de chacun.
